Bunyetes



Ces beaux disques dorés, boursouflés et sucrés, sont indissociables des fêtes de Pâques.

On fait les bunyetes en grande quantité et en une seule fois : on les consomme ensuite pendant toute la Semaine Sainte, les fêtes de Pâques, les jours et les semaines suivantes.

Dans toutes les maisons, on procède à peu près de la même façon. On prépare la pâte en toute fin de matinée ou en tout début d’après midi et on la met à lever. Pour étirer et faire cuire les bunyetes, on se fait aider par les amis et les parents. On se retrouve à trois, quatre personnes. L’une faisant cuire les bunyetes, les deux ou trois autres étirant les pâtons. Quand les bunyetes sont terminées, on en fait de petites piles que l’on dresse sur des assiettes et que l’on porte à ses proches, à ses voisins, à ses amis, en priorité à ceux dont on sait qu’ils n’ont pas pu en faire : les personnes âgées ou seules…

On retrouve les bunyetes sous différents noms dans tout le département des Pyrénées-Orientales. Selon que l’on vient du Conflent, de la Côte Rocheuse, de Cerdagne ou du Capcir on les appellera bunyols, crespells, orellettes, garrifes ou bunyetes.

Ingrédients

2 kg de farine
12 à 16 œufs
Zeste de 6 citrons
2 cubes de levain (en boulangerie)
1 peu de sel
250 g à 400 g de beurre

1 bouteille de 180 ml d’eau de fleur d’oranger
2 ou 3 l d’huile (huile de bonne qualité pour friture)
1 kg de sucre fin

 

Diluer le levain dans le beurre fondu. Battre les œufs avec l’eau de fleur d’oranger et les zestes de citron.

Mettre la farine et le sel dans un grand saladier et incorporer tour à tour les deux mélanges précédents. Si la pâte est un peu sèche, rajouter du beurre, si elle colle trop, ajouter de la farine.

Quand la boule de pâte se forme et se décolle des parois du saladier, mettre de la farine sur la table et commencer le pétrissage de la pâte.

Pour bien monter et s’étirer facilement, la pâte doit être travaillée longuement. Il faut la tordre, la découper, l’étirer et à chaque fois reformer la boule, l’aplatir et la battre et à nouveau faire la boule et la pétrir.

Quand la pâte a bien été travaillée, la laisser reposer de deux à trois heures dans un endroit tiède, posée dans un linge et à l’abri des courants d’air. Autrefois quand les maisons étaient moins bien chauffées on la gardait sous un édredon. La pâte doit doubler de volume.

Découper une première bande de 5 cm dans la pâte et laisser la boule bien recouverte. Débiter cette bande en pâtons de 5 cm. Il faut les étirer le plus finement le plus régulièrement possible en tournant la pâte dans ses doigts. On peut l’étaler sur son genou : poser un torchon sur son genou et étirer la pâte dessus. Pendant que deux ou trois personnes étirent la pâte, une autre s’occupe exclusivement de la cuisson.

Dans une bassine à friture, mettre l’huile, quand elle est très chaude, déposer délicatement sur la surface le premier disque de pâte étiré. Un bouillonnement instantané se produit, signe que l’huile est assez chaude. La bunyeta se boursoufle. Quand elle est dorée du premier côté, la retourner avec une fourchette pour faire cuire l’autre face. Dès qu’elle est dorée des deux côtés, la déposer sur un plat et la sucrer généreusement. Quand elle est chaude, juste au sortir de la bassine de friture, le sucre adhère bien.

Continuer pour les suivantes. De temps en temps, il faut rajouter de l’huile dans la bassine. Régler le feu de façon à ce que les bunyetes cuisent vite (sans s’imbiber d’huile) et sans excès elles ne doivent pas être entièrement rousses. Le centre des bunyetes doit rester blond clair.

Au fur et à mesure sur les piles de bunyetes cuites s’élèvent, elles seront rangées dans les panières en osier, les banastes, doublées de draps.

Sommaire Recettes

bougnettes bougnette bounyetas bugnetes oreillettes oreilete

   
Copyright © 2004-2010 Association des Cadres Catalans de Toulouse